Mariusz Putek est polonais et cuisinier de métier depuis une dizaine d’années déjà. Depuis longtemps, il envisageait de s’expatrier pour une nouvelle vie exotique, avec sa femme et son fils, loin du climat continental de la Pologne méridionale. Ouvrir son propre restaurant, sous les tropiques : tel était son objectif. Son rêve s’est réalisé l’année dernière. Nous l’avons rencontré afin de recueillir ses impressions et en savoir un peu plus sur les difficultés rencontrées durant cette audacieuse entreprise.

Les premiers pas en Thaïlande

Arrivé en septembre 2016, Mariuz a pris le temps de découvrir les us et coutumes locales et s’est mis rapidement à la recherche d’un restaurant. Ce dernier souligne l’amabilité et la disponibilité des Thaïlandais, « Les gens en Thaïlande sont tellement gentils qu’ils rendent l’adaptation des étrangers très facile. » Toujours disposés à rendre un service, il nous explique comment ces derniers l’ont aidé dans ses différentes démarches. Ainsi, les premières inquiétudes de Mariusz quant à cet expatriement loin de son pays et de ses proches se sont rapidement dissipées et il a pu entièrement se consacrer au montage de son projet. Après quelques de semaines de recherche Mariusz a rapidement touvé son bonheur sur l’île paradisiaque de Ko Chang.

Peu de bureaucratie pour ouvrir le restaurant

Si on compare les conditions d’ouverture d’un restaurant en Thaïlande à celles d’un restaurant dans nos contrées occidentales, les démarches se sont avérées relativement simples. Bien sûr, Mariusz souligne l’importance d’avoir une personne locale de confiance à ses côtés pour accomplir toutes ces formalités. En ce qui concerne les locaux commerciaux, il y a relativement peu de prescriptions. L’inspection du travail explique ce qu’il y a respecter. Par exemple, il est impératif que le nom de l’entreprise soit inscrit en thaï sur une enseigne bien visible. Bien sûr, l’équipement de la cuisine doit respecter certains paramètres de sécurité, tels que la présence d’un extincteur ou de filtres à eau. Marius ajoute : « Même si la bureaucratie occidentale envahit peu à peu le paysage, il n’y a rien à craindre. Le processus s’avère simple et rapide. »

© Mariusz Putek

S’expatrier en Thaïlande pour un cuisinier : pas de problème

Pour pouvoir travailler en Thaïlande, il faut bien sûr un permis de travail. Mariusz nous résume en quelques points comment se présentent les démarches pour obtenir ce document.

  1. Fournir un curriculum vitae avec le parcours scolaire, l’expérience professionnelle, quelques informations personnelles ainsi que les recettes escomptées.
  2. Un VISA B non immigrant qui permet de travailler en Thaïlande 90 jours et dont la demande de prolongation s’effectue ensuite sur place.
  3. Enfin un certificat médical. « Il suffit de pouvoir se tenir debout et de respirer pour obtenir ce dernier » rajoute Mariusz.

© Mariusz Putek

 

Le restaurant de Mariusz a ouvert ses portes en décembre 2016 et dès janvier et février Mariusz a pu obtenir un chiffre d’affaire satisfaisant. Une affaire bien lancée! Bien sûr, vous vous demandez quel coût a pu représenter une telle opération ? Mariusz veut nous en faire part lors d’une prochaine rencontre.

En tout cas, si vous souhaitez vous mettre à votre compte sous les cocotiers, vous trouverez des annonces de locaux commerciaux en Thailande chez Cook Concern.

Frédéric Bouchon