Aujourd’hui, nous vous présentons Jonathan. Depuis 5 ans, Jonathan travaille en Australie. Sa vie à l’étranger lui donne entière satisfaction et il ne regrette aucunement les choix qu’il a effectués. Nous lui avons posé quelques questions.

  • Avez-vous toujours voulu devenir cuisinier ?

Adolescent, j’ai grandi avec ma mère et mes deux frères, le soir nous avions 3 tâches: mettre la table, aider à la cuisine et débarrasser la table. J’ai vite pris goût pour la cuisine et c’est devenu ma tâche.

  • Pourquoi avoir choisi ce métier ?

A l’âge de douze ans, j’ai fais un brownie pour le goûter et ma mère m’a suggéré de le refaire la semaine suivante et de le vendre dans la rue, ce que j’ai fait. J’ai passé un bon moment à faire ce brownie, les enfants ont apprécié et j’ai gagné un peu d’argent. C’est ce jour que j’ai décidé de devenir cuisinier,

  • Depuis quand travaillez-vous à l’étranger et qu’est ce qui vous a orienté vers ce choix ?

Cela fait maintenant 5 ans que je vis en Australie. J’avais décider de partir en Angleterre afin d’améliorer mon anglais. Mon grand frère était parti en Australie l’année d’avant et ma mère m’a suggéré de partir la bas, elle a participé au billet d’avion. Cela fait presque dix ans et lors de ce premier séjours en Australie, je suis tombé amoureux du pays et ai décidé de m’y installer. Cela a été un long périple qui m’a fait voyager en Nouvelle Zélande puis quelques passages en France avant de vivre en Tasmanie pour deux ans puis enfin Sydney!

  • Comment trouvez-vous la vie en Australie ?

La qualité de vie est excellente, l’économie stable et les opportunités sont abondantes pour les chefs francais.

  • Recommandez-vous votre expérience à vos compatriotes francais ?

Que ce soit en Australie, Etats-Unis, Nouvelle Zélande, Canada, je recommande fortement d’aller y faire un tour pour l’expérience .

  • Quel est votre opinion sur les tendances food trucks, street food, ou autres pop up restaurant ?

J’aime bien le concept, cela permet de démarrer un business à un coup réduit et les risques sont aussi diminués.

  • L’acquisition d’une étoile au Michelin constitue-t-elle une finalité ?

Pour beaucoup de chef oui mais pour être honnête, le plus important pour moi est de se faire plaisir en cuisine et de transmette un message à travers notre art

  • La profession semble pâtir d’un manque de personnel qualifié. D’où le problème provient-il ?

Je pense que le problème est la difficulté du métier, longues journées, peu payé et l’âge auquel on choisit ce parcours. Souvent, les parents préfèrent envoyer leur enfant dans un cursus général.

  • L’embauche d’une main d’œuvre professionnelle qualifiée venant d’autres pays constitue-t-elle une solution ?

Dans le cas de l’Australie, oui. Je n’ai pas d’australiens dans mon équipe: chinois, népalais, français, anglais, tous passionnés par la cuisine et « hard worker »

  • Pouvez-vous nous présenter quelques unes de vos créations favorites ?

Une de mes recette préfère, la bisque de homard!! J’aime aussi beaucoup la pâtisserie, maîtriser les bases afin de créer des desserts harmonieux et artistiques.

  • Où vous voyez-vous dans 10 ans ?

Je me vois passer 8 mois en Australie, 2 mois dans une table d’hôte gastronomique en province et 2 mois de vacances 🙂