Le CAP cuisine et le BEP Hôtellerie Restauration

Pour ceux qui dès le plus jeune âge ont déjà fait leur choix quant à leur métier, le CAP de cuisine ou le BEP restent des valeurs sûres. Après la troisième, les adolescents peuvent se lancer dans cette formation de 2 ans et obtenir leur CAP qui leur ouvre ainsi les portes de la plupart des cuisines. Les avantages de cette formation résident essentiellement dans le fait que le jeune rentre tôt sur le marché du travail et qu’il n’a pas à passer des années sur les bancs de l’école avant de rentrer dans son métier. Les inconvénients existent également. Les CAP ouvrent souvent les portes à d’élèves en échec scolaire. Certains ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent faire de leur vie au moment de ce choix et choisissent tel parcours plus qu’un autre par dépit et non par vocation. Un CAP de cuisine en poche certains se rendront compte plus tard qu’ils n’étaient pas faits pour ce métier et chercheront leur bonheur dans d’autres secteurs professionnels.

Le Bac Pro et Bac Techno

Le système scolaire francais est connu pour son souci d’offrir à tous les mêmes chances de réussite. Ainsi, de nombreux élèves avancent dans un cursus scolaire général avant de se rendre compte qu’ils ne sont finalement pas taillés pour réussir un bac général et poursuivre des études supérieures. On peut donc s’orienter à tout moment vers un bac pro à partir du moment où l’élève a terminé sa classe de 3ème. La formation s’effectue en 3 ans et donne des débouchés similaires à ceux du CAP. Les enseignements techniques y sont nombreux et le focus est mis sur les questions de l’hygiène et des normes sanitaires.

Les stages en entreprise

Dans les 2 cas de figure, des stages obligatoires sont à effectuer dans des entreprises. Tous s’accordent sur le fait que ces stages restent l’élément le plus déterminant dans la formation du cuisinier en devenir. En effet, les enseignements dispensés à l’école restent le plus souvent théoriques. S’ils sont parfaitement adaptés aux débouchés dans les cuisines où la quantité joue une place importante (cantine, hôpitaux ou autres maisons de retraite) l’art de la cuisine n’a qu’une place restreinte dans la plupart des cursus CAP et Bac Pro. Les enseignements pratiques, c’est dans le cadre de ses stages que le jeune va être amené à les découvrir et qu’il va poser les jalons ou non pour une carrière professionnelle réussie. Mais comme dit l’adage il faut de tout pour faire un monde. D’aucuns sauront parfaitement se satisfaire des formations scolaires pour trouver un poste de cuisinier dans une cuisine d’hôpital. Pour ceux qui souhaitent partir à la conquête de nouvelles étoiles, le chemin sera peut-être plus compliqué. Le choix du stage constitue donc un choix déterminant. D’autre part, on tend maintenant à favoriser les expériences à l’étranger afin d’une part d’apprendre une langue étrangère et d’autre part à permettre à l’apprenti de développer son sens de l’adaptation. Les expériences à l’étranger servent à de nombreux cuisiniers de tremplin dans le cadre de leur carrière professionnelle.

Les écoles de cuisine privées

Comme dans la plupart des domaines professionnels, il existe un grand nombre d’écoles privées dans le secteur de la cuisine et de l’hôtellerie. Pour les jeunes souhaitant faire carrière dans le milieu de la gastronomie, une formation dans ces écoles peut être un plus indéniable. Dans les écoles privées, l’art de la cuisine a en général une place beaucoup plus importante que dans les CAP et les Bac Pro. Telle ou telle école peut avoir une renommée plus ou moins importante et des portes peuvent sans doute se voir plus ou moins facilement ouvertes, en fonction des réseaux desquelles les candidatures émanent. Toutefois, ses compétences et ses aptitudes, c’est une fois dans ses œuvres que le cuisinier va les démontrer, et non par le biais d’un diplôme. Savoir-faire, faculté d’adaptation et esprit d’équipe restent les maîtres mots.

Résumé : métier de cuisinier avenir assuré

Une chose est certaine, le métier de cuisinier reste un métier sûr dont les débouchés ne manquent pas. La situation du marché dans la branche montre que cette dernière est confrontée à un problème important de pénurie de main d’œuvre. Cette situation n’est d’ailleurs pas exclusivement liée à la France mais est également connue dans nos pays voisins. Celui qui décide de devenir cuisinier n’aura donc jamais de mal à trouver un travail. Il pourra en plus probablement choisir le lieu où il voudra exercer et décider à sa guise de changer de travail quand bon lui semblera. Si le jeune cuisinier veut faire carrière, il a son destin entre ses mains. Il doit choisir les bons stages et faire preuve d’abnégation pour obtenir la reconnaissance des siens et aboutir à ses fins.