Aujourd’hui, presque tous s’accordent sur le fait qu’il est décisif d’effectuer une expérience à l’étranger lorsqu’on travaille dans les métiers de bouche. Les avantages y sont nombreux. D’une part, le cuisinier est amené au quotidien à vivre et travailler avec une langue étrangère. D’autre part, cela demande une faculté d’adaptation importante qui est une qualité non négligeable lorsqu’on travaille dans une cuisine. Nous avons voulu vous présenter le parcours d’un jeune cuisinier de 23 ans qui a décidé de partir travailler comme cuisinier en Allemagne dès l’obtention de ses diplômes. Nous allons voir avec lui quels sont les avantages d’une telle expérience et quels enseignements il en retire.

 

Formation et parcours professionnel de notre cuisinier

La cuisine, Arthur a grandi avec. Son père et sa mère sont cuisiniers de métier et c’est dans cet univers qu’Arthur a fait ses premiers pas. Pourtant, à l’âge des premières orientations professionnelles, Arthur avait envisagé autre chose. Il a fait une 1ère Scientifique avant de constater qu’il n’était probablement pas fait pour un baccalauréat général puis des études supérieures. Il a ensuite décidé de s’inscrire en Bac Pro Electricien avant finalement de commencer son Bac Pro Cuisine dans un lycée hôtelier. Même si la formation s’effectue en 3 ans, son parcours scolaire précédent lui a permis d’effectuer cette dernière en 2 ans. Il a alors choisi cette direction car il a vu dans le métier de cuisinier une possibilité de choisir une voie professionnelle qui lui donne un vaste choix de débouchés et une grande liberté quant à son lieu de travail. « Si tu es un bon cuisinier tu peux travailler où tu veux et changer de travail comme bon te semble. Je voulais avoir cette liberté ». Il reste toutefois peu enthousiaste en pensant aux enseignements qu’il a recus dans le cadre de sa formation. « Les enseignements en bac pro étaient très théoriques et le focus était posé sur les questions d’hygiène et de normes sanitaires. Ce n’était pas très motivant. Mais comme j’avais certaines facilités en raison du contexte familial qui m’entourait, j’ai pu facilement suivre mes classes. »

 

Le choix de l’Allemagne dans le cadre du stage.

Nous lui avons demandé à quel moment il a décidé de partir travailler à l’étranger et en l’occurrence en Allemagne. Il reconnait avoir rapidement fait ce choix. « L’expérience à l’étranger est un plus important sur le CV. Et comme j’avais des contacts à Munich, j’ai eu la possibilité de faire mon stage dans un restaurant en Allemagne. Le stage et la formation terminée, le restaurant m’a directement embauché. » Arthur est maintenant à Munich depuis 3 ans mais va rentrer en France en début d’année prochaine. L’expérience qu’il a vécue, il ne la regrettera pas. «  Quand tu as ton bac pro ou ton cap en poche, tu es loin d’être un cuisinier professionnel. Pour le devenir, il faut faire les bons stages, trouver les bons employeurs. Dans ce cadre j’ai eu beaucoup de chance je dois dire. Ensuite, la motivation et les aptitudes restent les paramètres les plus importants. » Cette expérience en poche, Arthur n’exclut pas de repartir pour une autre expérience à l’étranger. Il revient à cet égard sur quelques paramètres à prendre en considération quand un cuisinier veut partir travailler à l’étranger. « Pour ma part, je n’accepterai un poste à l’étranger seulement si le poste est logé. C’est quand même bien compliqué de s’occuper de toutes les formalités administratives. Surtout si tu ne parles pas la langue. »

Voir le profil d’Arthur

Un bilan positif et une expérience à recommander pour d’autres cuisiniers

Arthur recommande à tous ses pairs une expérience telle que celle qu’il a vécue. « Bien sûr, en Allemagne tu as la barrière de la langue et les mentalités sont différentes. Mais l’expérience d’être confronté au quotidien à un univers étranger est extrêmement enrichissante et te donne une ouverture d’esprit que tu n’aurais jamais eu sans un tel séjour. Et puis si tu te débrouilles bien, tu peux obtenir un poste bien payé. Selon les postes, les salaires sont en général meilleurs en Allemagne qu’en France. Par contre renseigne-toi bien au préalable sur toutes les formalités à accomplir avant de prendre une telle décision. » Enfin, nous avons voulu savoir si Arthur reste satisfait de son choix professionnel. A cette question, sa réponse est claire : «  Oui bien sûr. La cuisine m’a quelque part toujours parlé. C’est un métier dans lequel tu peux avoir un super taf si tu t’en donnes les moyens. » Avis à bon entendeur !

Rouget entier servi sans arêtes
Filet de taureau camarguais